Benoit Hamon affirme vouloir tourner la page de la gauche libérale et d’austérité. Il entend pourtant vouloir rassembler tout le parti socialiste. Manuel Valls et Myriam El Khomri par exemple sont investis par le PS pour les législatives. Les électeurs ne doivent cependant pas oublier que Benoit Hamon a été deux ans ministre de François Hollande et qu‘il a aidé Manuel Valls à devenir premier ministre. 

Pire le frondeur a accepté toutes les réformes qui ont été conduites sous la responsabilité de Jean-Marc Ayrault. 

Benoit Hamon a donc cautionné :

1 – La réforme des retraites : Grâce aux socialistes, il faut bosser plus longtemps et cotiser plus !

  • Les cotisations salariales ont augmenté de 0,15 point en 2014, et de 0,05 points les années suivantes pour atteindre une augmentation de 0,3 points en 2017. Encore une fois, c’est le pouvoir d’achat des salariés qui est attaqué. 
  • La durée de cotisation sera allongée à 43 ans à partir de 2035. Comme si nous ne bossions pas assez ! Pourtant si les gens vivent plus longtemps et en meilleur santé, c’est parce qu’il travaille un peu moins longtemps. Au final la réforme des retraites qu’a acceptée Benoit Hamon fonctionne sur la même logique que la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy en 2010. Travailler toujours plus longtemps.

2 – Le cadeau au grand patronat. Le CICE, le Crédit d’impôt compétitivité et emploi (CICE). Chaque année près de 20 milliards d’euros sont reversés aux grandes entreprises. Le deal ? Selon Gattaz, les entreprises devaient créer 1 million d’emploi. On a vue le résultat. Tout frondeur qu’il est, Benoit Hamon a accepté de cadeau au MEDEF. Aujourd’hui seulement, le candidat à la primaire socialiste regrette que le gouvernement n’ait pas fixé des contreparties au CICE.

Bonus : Ni vu ni connu une petite augmentation de la TVA. La TVA est passée de 19,6 à 20 %. Il y a toujours quelques pièces à glaner dans les poches des pauvres gens.