Fillon a fait lundi 6 février son grand show auprès des Français. Le verbe fort, la tête haute, le candidat de la droite a joué le tout pour le tout. Selon lui, il serait resté toutes ces années dans la légalité, il n’aurait rien à se reprocher, il serait simplement victime d’une kabale médiatique.

Il s’est pourtant excusé auprès des Français. Il a dit avoir été trop long à la détente. Il n’aurait pas compris assez tôt que le népotisme (favoriser sa famille quand on a une fonction élective ou un poste de pouvoir) n’était plus accepté en démocratie.

Il n’empêche que l’affaire est loin d’être close. Une grande partie des questions restent posées. Par exemple, il esquivé d’un revers de main la question des enveloppes qu’il a reçues illégalement par le groupe UMP au Sénat.

Par ailleurs, le Canard Enchaîné et le Parisien en ont remis une couche aujourd’hui. Le Canard Enchaîné a révélé que Penelope Fillon aurait touché 45.000 euros d’indemnités de licenciement payées par l’Assemblée. L’épouse du député de Paris aurait perçu en août 2002 « 16.000 euros d’indemnités, soit l’équivalent de cinq mois de salaire« , alors même qu’elle avait retrouvé un mois plus tôt un emploi auprès du suppléant de François Fillon Marc Joulaud ! Elle aurait également perçu, en novembre 2013, « 29.000 euros de primes » au terme de son « dernier contrat ». Le Parisen rajoute par ailleurs que Penelope Fillon aurait cumulé de juillet 2012 à novembre 2013 ses emplois à « la Revue des deux monde » et à l’Assemblée nationale. 

Bien évidemment, les Français et les Françaises ne sont pas dupes. Un sondage révèle que 65 % des personnes interrogées n’ont pas été convaincues par l’argumentaire de François Fillon. C’est peut-être parce que les Français ont de la mémoire et surtout parce qu’avec Internet, les tweets, les vidéos et toutes les déclarations faits dans le passé peuvent revenir comme un boomerang dans la tête de leurs auteurs.