Capitaine d’industrie, raider boursier, homme de médias… Vincent Bolloré cumule les casquettes. A tel point que l’homme opère parfois en eaux troubles. Pour l’instant, sans jamais couler.

Mai 2007. Il met à disposition de Nicolas Sarkozy un jet privé du groupe Bolloré et son yacht pour des vacances à Malte. L’épisode provoque un tollé politique, la gauche s’indigne des excès d’un président « bling-bling » mais personne n’a enfreint la loi : Bolloré a payé de sa poche pour « son ami de 20 ans », Nicolas Sarkozy. Sauf que selon Le Monde, le rapprochement est bien plus récent et aurait été piloté par Gérard Longuet, conseiller politique de Sarkozy et ancien beau-frère de Bolloré.

Du business familial du papier à rouler OCB (Odet-Cascadec-Bolloré) jusqu’à devenir actionnaire n°1 de Vivendi, propriétaire du groupe Canal +, Vincent Bolloré a parcouru un sacré chemin. Il s’est d’abord concentré sur les transports, la logistique et l’énergie, avant de réussir quelques coups éclair en investissant dans Bouygues puis Pathé.

Source : 20 Minutes