Le PDG de Renault et de Nissan doit recevoir cette année une rémunération en hausse de 200%

Dix ans après avoir succédé à Louis Schweitzer à la tête de Renault, Carlos Ghosn qui préside aussi Nissan depuis 14 ans a tout du patron sûr de lui et dominateur. Appelé comme numéro deux du constructeur français à 42 ans, en 1996, par l’inspecteur des finances Schweitzer qui voulait un industriel pour préparer sa succession, cet X-Mines venu de Michelin s’est vite senti indispensable. Dès 1999, l’ancien directeur de cabinet de Laurent Fabius lui demandait d’étudier le dossier du sauvetage de Nissan en lui expliquant que s’il refusait, Renault ne se lancerait pas dans l’aventure.

Bien que François Hollande souhaite une modération salariale pour les patrons d’entreprises dont l’Etat est actionnaire, Carlos Ghosn doit recevoir cette année une rémunération en hausse de 200% grâce à une part variable en augmentation de 31% et à l’octroi d’actions de performances d’une valeur de 5 millions d’euros en raison de la hausse du cours du titre Renault. Un package approuvé par le conseil malgré l’hostilité des représentants de l’Etat et du personnel. Ajouté à ses émoluments chez Nissan (environ 7,6 millions) le PDG de l’Alliance devrait ainsi toucher quelque 15 millions, loin devant la plupart de ses pairs du CAC 40. Une somme qui passe assez mal dans une entreprise où il a imposé depuis deux ans un gel des salaires.

Source : L’Opinion