Selon Oxfam, qui s’est appuyée sur les données de Crédit suisse, la part du patrimoine mondial détenu par les 1% les plus riches est passée de 44% en 2009 à 48% en 2014, et dépassera les 50% en 2016. Si on entre dans les détails, les inégalités sont encore plus criantes : 80% de la population mondiale se contente de 5,5% des richesses ; 80 personnes possèdent autant de richesses que 3,5 milliards d’autres ; la richesse de ces 80 personnes a augmenté de 600 milliards depuis 2010 alors que la moitié la plus pauvre de la population a vu son capital baisser sur cette période. « L’inégalité est un choix » Comme chaque année, l’ONG publie son rapport bourrés de chiffres chocs à quelques jours du Forum mondial de Davos. L’an dernier, les puissants de ce monde y avaient beaucoup parlé d’inégalités. On y lisait un rapport [PDF] disant par exemple : « Le fossé persistant entre les revenus des citoyens les plus riches et ceux des plus pauvres est considéré comme le risque susceptible de provoquer les dégâts les plus graves dans le monde au cours de la prochaine décennie. » A cette occasion, Rue89 en profitait pour rappeler l’analyse du prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz. Dans une tribune publiée dans le New York Times, celui-ci estimait notamment que « l’inégalité est un choix » : « Je nous vois entrer dans un monde pas seulement divisé entre les nantis et ceux qui n’ont rien, mais aussi entre les pays qui ne font rien à cela et ceux qui agissent. Certains pays arriveront à créer une prospérité partagée – la seule forme de prospérité que je pense vraiment durable. Les autres laisseront les inégalités devenir incontrôlables. »

Source : Nouvel Obs